Mythe de Fondation ou fondation d'un mythe... - La Fondation de Québec

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Mythe de Fondation ou fondation d'un mythe...

Au lecteur...


Bien imprudent celui qui chercherait dans cette approche de la fondation de Québec, la tentative aussi sournoise que vaine de réviser  la réalité historique ! Le lecteur attentif ne verra dans ces pages que le désir de mettre la légende naissante sous la lumière de faits connus et répertoriés.

Mythe et histoire ne sont pas toujours incompatibles. Le mythe est un marqueur de l'identification culturelle d'une société.

Un mythe antique

Mythe : un mot qui tend de plus en plus à désigner un récit fabuleux, faux ou inventé ; son étymon grec muthos signifie bien cependant "suite de paroles qui on un sens, discours, propos ..."



Le mythe de Fondation, comme tous les grands mythes de l'humanité, répond au besoin qu'ont les hommes d'appréhender le monde où ils vivent, de le comprendre et de donner une origine à leur existence.

Le mythe de Fondation, qui est aussi un "mythe d'origine", c'est le récit de la création d'une cité que la population transmet de génération en génération et sur lequel reposent les valeurs essentielles de la collectivité. De grands mythes de ce type sont parvenus jusqu'à nous, comme celui de Rome, le plus connu sans doute, avec ses héros Romulus et Rémus, celui de la fondation de Babylone attribuée aux Akkadiens et à Sargon l'Ancien vers 2200 av. J.-C. ou encore celui de la fondation d'Athènes par Érichthonios, enfant d'Héphaïstos et de la terre selon l'Iliade… On pourrait aussi évoquer la fondation de Marseille en 599 ou 600 av. J.-C par un Phocéen du nom de Protis qui réussit à se faire épouser par Gyptis, fille d'un chef Ligure…

Récits légendaires, dont les historiens cependant s'accordent avec prudence à dire qu'ils reposent pour la plupart sur quelques éléments d'une réalité historique qui nous échappe.

Ce sont les traces d'une histoire…
Histoire sublimée, transformée, dont la mémoire a la vertu de consolider la cohésion sociale.


Va donc pilote sans frayeur
Ancrer en Nouvelle-France;
Ne crains de Thétis la fureur
Ni des Autans la violence :
Champlain comme s'il était fils
Ou de Neptune ou de Tiphys
Rendra ta nef si assurée,
Que ni les monstres de la mer
Ni tous les efforts de Borée
Ne la pourront faire abîmer.

Pierre Trichet, cité par Champlain dans l'une des éditions de ses récits de voyage (1633)
Tous ces récits s'articulent autour de quelques éléments récurents...
  • sortie d'un chaos originel vers une organisation

  • fin d'un déplacement épique (voyage, traversée, exode…) et marqué par diverses épreuves, à l'issue du quel  on tend vers la sédentarisation

  • définition d'un territoire qu'il convient de marquer, de tracer et de nommer

  • apparition d'un héros susceptible d'entraîner le monde à sa suite

  • avènement d'un "homme nouveau, libre et bâtisseur…"

  • métamorphose des expéditionnaires en "natifs authentiques", en citoyens.

 
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