Louis Joseph de Montcalm-Gozon, marquis de Saint-Véran, seigneur de Candiac et autres lieux... - La Fondation de Québec

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Louis Joseph de Montcalm-Gozon, marquis de Saint-Véran, seigneur de Candiac et autres lieux...

Portraits
Le Marquis de Montcalm
L'Enfance de Montcalm


Louis Joseph de Montcalm-Gozon, marquis de Saint-Véran, seigneur de Candiac, Saint-Veran, Tournemire, Vestric, Saint-Julien et Arpajon, baron de Gabriac, lieutenant général des armées en Nouvelle-France.

Le 28 février 1712, Louis Joseph voit le jour à Candiac, dans le Gard, France. Il est baptisé le 6 mars, la même année en l'église paroissiale Notre-Dame de Vauvert, localité proche de quelques kilomètres et dont Candiac dépend.
Il passe son enfance à Roquemaure, jusque vers l’âge de six ans. Il reçoit par la suite une éducation privée à Grenoble sous la responsabilité de son précepteur Louis Dumas. 

Louis Joseph de Montcalm est destiné à une carrière militaire : c’est une tradition familiale à laquelle on doit un dicton connu en Languedoc "La guerre est le tombeau des Montcalm". Louis Joseph entre dans l’armée à l’âge de 9 ans comme Enseigne dans le régiment Hainaut Infanterie où son père est lieutenant-colonel...

Une carrière militaire


En 1727 il a 15 ans et se retrouve au Camp de la Meuse.
Pour la "petite histoire" souvenons-nous que ces Camps au XVIIIe siècle, n'étaient autres que de grandes manœuvres militaires. Mais ceux de 1727, judicieusement organisés à proximité des frontières, avaient un objectif de dissuasion, alors qu'un conflit avec l'empereur d'Allemagne Charles VI semblait encore inévitable, nouvelle crise de la guerre anglo-espagnole... Cependant, l'on ne se battît point ! En revanche, le jeune Montcalm reçut à l'occasion une solide formation, ce qui lui permet en 1729, de diriger une Compagnie à Fort-Louis, Strasbourg, sur les bords du Rhin, à Mézières…

Le 3 octobre 1736, Louis-Joseph de Montcalm épouse Angélique Louise Talon du Boulay qui lui donnera 10 enfants. Six vivront : 2 garçons et 4 filles.

1741 : invasion de l’Allemagne
1742 à 1743 : Montcalm commande sa compagnie sur la frontière de Flandre 
6 mars 1747 : il est colonel du régiment d’infanterie d’Auxerrois (armée du Dauphiné) 
12 avril 1747 : il est Chevalier de Saint-Louis 
1744 : Monaco, Piémont… Plaisance, Pavie… Siège d’Alexandrie 
1745 : campagne d’Italie 
1747 : Armée d’Italie 
18 mars 1748 : traité d’Aix la Chapelle
1749 : réorganisation de l’Armée française. Montcalm est nommé Mestre de Camp (colonel) du régiment qui va porter son nom, le Régiment de Cavalerie de Montcalm.

De 1756 à 1759, en Nouvelle-France


Le 27 janvier1756, le Marquis de Montcalm est nommé Commandant des troupes en Amérique du Nord (que l'on appelle encore Amérique septentrionale) puis Maréchal de Camp... Le 3 avril, il embarque à Brest sur la frégate Licorne en direction du Canada et débarque à Québec le 13 mai. Il se trouve alors à la tête de 3800 hommes répartis en huit régiments : Royal-Roussillon, Languedoc, La Reine, Artois, Guyenne, La Sarre, Béarn et Berry.
Il va connaître quelques victoires importantes : Fort Oswego qu'il détruit en 1756, Fort William- Henry en 1757, à Fort Carillon en 1758...

En 1759, le 13 septembre il mène l’attaque devant les Anglais qui assiègent Québec depuis trois mois ; il est blessé en fin de matinée, vers 11 heures 15. Louis Joseph de Montcalm meurt le 14 septembre. Il est inhumé le même jour dans l’église des Ursulines dévastée par les bombardements... C'est en octobre 2001 que les restes de sa dépouille sont transférés au cimetière de l'Hôpital Général de Québec.

 
La mort de Montcalm devant Québec. gravure de Juste Chevillet d'après une oeuvre de Watteau. 1783.
 
 
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