Adaptation et métamorphose : naissance des Canadiens français - La Fondation de Québec

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Adaptation et métamorphose : naissance des Canadiens français

Chronologie
1663 : la Nouvelle-France administrée par un Gouverneur, un Intendant et un Conseil.
  • 1663 : c'est le 18 septembre que le Conseil souverain de la Nouvelle-France se réunit pour la première fois, sous l'autorité du Gouverneur Augustin de Saffray de Mésy.

  • La colonie française compte environ 6 à 7 hommes célibataires pour une seule femme…

  • De 1663 à 1673, près de 750 femmes dotées par le royaume  débarquent en Nouvelle-France. Ce sont les "Filles du Roy". La possibilité pour les hommes de se marier et de fonder une famille favorise l’implantation et l’enracinement. Les naissances nombreuses, une mortalité infantile très réduite par rapport à la France, font de la famille l’élément essentiel de la colonisation, conservatoire de la tradition et des valeurs culturelles importées.


  • 1664 : La compagnie des Indes occidentales succède à la Compagnie des Cent-Associés et se limite à un rôle exclusivement économique.

  • Le 30 juin, quatre compagnies de soldats débarquent en Nouvelle France. Vingt autres suivent bientôt pour constituer le Régiment de Carignan Salières. Il s’agit pour le Roi "d’exterminer entièrement les barbares…"

  • Mort d’Abraham Martin. L’histoire donnera son nom très tôt à différents lieux de la ville de Québec. En 1734 : une rue… Les chroniqueurs de l’époque du siège parlent également des Plaines ou des hauteurs d’Abraham.


  • 1665 : La population de Québec compte environ 600 habitants.


  • 1665-1672 : Intendance de Jean Talon


  • 1666 : Paix conclue avec les Iroquois qui demandent "d’être reçus au nombre des fidèles sujets du roi". La suprématie des Hurons est révolue.


  • 1667 : Retour de l'Acadie à la France par le traité de Breda. Les Acadiens continuent de s'étendre de Port-Royal à Beaubassin en 1672, aux Mines (Grand-Pré) en 1680, à Cobéquid (Truro) et Pisiguid (Windsor) en 1686 et à Chipoudy en 1698.


  • 1674 : Le père jésuite Chaumonot fait édifier une chapelle selon le modèle de celle de Loreto en Italie, dans le village Huron de l'Ancienne-Lorette. Cette première chapelle dont on a retrouvé les vestiges en 2013 a été démolie en 1725. Il s'agissait du premier bâtiment au Canada fait entièrement de briques.


  • 1676 : Le 26 octobre, Louis XIV signe les lettres patentes affiliant le Séminaire de Québec au Séminaire des Missions Etrangères de Paris.


  • 1685 : Le 8 juin, première utilisation originale du papier-monnaie en Occident, à l'initiative de Jacques de Meulles, intendant du Canada. Il s'agit de simple bouts de carton qui sont bientôt remplacés par de simples cartes à jouer validées par la signature de l'Intendant. C’est ce qu’on appelle la "monnaie de cartes" dont les émissions répétées entraîneront plus tard une sévère inflation. Les cartes vont ainsi circuler en Nouvelle-France pendant une vingtaine d'années.


  • 1690 : Québec qui compte alors avec ses environs un peu plus de 1400 habitants, s'organise en deux quartiers : la Basse-Ville qui longe le fleuve sur une étroite bande et la Haute-Ville érigée sur le promontoire. La Basse-Ville n’est protégée que par différentes batteries construites à proximité de l’eau, comme la batterie royale érigée en 1691.

  • L’attaque de la ville par la flotte de la Nouvelle-Angleterre incite les administrateurs à prévoir des fortifications plus importantes…


  • 1693 : Construction d'une nouvelle enceinte par Josué de Beaucours. L'ouvrage s’inspire des techniques de défense de Vauban : en terre avec palissade, redoutes et bastions…


  • 1699 : Né en Normandie à Thorigny en 1646, Louis Hector de Callières est nommé Gouverneur de la Nouvelle-France.


  • 1700


Fortifications et frontières

La ville de Québec compte environ 2000 habitants et malgré l'effondrement du commerce des peaux de castor, la colonie prospère  On construit une nouvelle enceinte dite Levasseur de Néré (Ingénieur militaire). Mais l'interminable chantier ouvert en  1700 et qui va durer 20 ans, n'aboutit en définitive qu'à système défensif incomplet… On compte en fait sur le rempart que constitue le Saint-Laurent et sur la forteresse en construction de Louisbourg, en Acadie. Louisbourg, sur la façade atlantique, occupe en effet une position stratégique remarquable. Avec son port prévu pour abriter une flotte importante et libre de glace en toutes saisons, sa forteresse tenue par une consistante garnison, la ville défend l'entrée du Saint-Laurent et exerce une menace sur les possessions de la Nouvelle-Angleterre. Ce qui ne lui évitera pas de tomber en 1745 et de disparaître totalement quelques années plus tard... Mais à Québec, rassuré par la distance à parcourir entre l'Atlantique et la ville, on se sent en sécurité...

  • A cette époque, la colonie traverse une série d’épreuves à la suite de l’effondrement du commerce du castor.


  • 1701 : le 4 août, sur la place du Marché à Montréal, le gouverneur Louis Hector de Callières et 38 chefs amérindiens signent un traité de paix. C’est la Grande Paix de Montréal. Le traité incite les Iroquois à la neutralité et du même coup assure leur survie. Pour les Français, cela représente une protection contre la pénétration des Anglais chez les alliés de l’ouest. Grande victoire diplomatique préparée de longue date par Frontenac et le chef Huron de Michillimakinac, Kondiaronk qui meurt deux jours plus tôt, le 2 août, victime de la grippe, après un discours de deux heures.

  • Le 15 novembre 1701, François de Laval est témoin du premier incendie du Séminaire de Québec.


  • 1710 : Les Anglais s’emparent de Port-Royal, en Acadie. Les colons français, à moins qu’ils ne désirent partir, sont autorisés à rester sur leurs terres pendant deux ans à condition de faire allégeance à la couronne de Grande-Bretagne.

  • A Québec, le 31 mars, Michel Bégon de la Picardière, petit cousin du ministre Colbert, succède à Jacques et Antoine-Denis Raudot comme intendant. Il ne se rend dans la colonie que deux ans plus tard, en 1712… Pendant son mandat il tente de résoudre le problème de la monnaie de carte que la métropole accepte de racheter à la moitié de sa valeur. Il ne réussit pas cependant à redresser l’économie, ni à libéraliser le commerce, ni à implanter des industries… Il sera soupçonné de détournement de fonds.


  • 1712 : Le 28 février au château de Candiac, Vestric, paroisse de Vauvert dans le Gard, naissance de Louis Joseph de Montcalm


  • 1713 : Le traité d'Utrecht signé le 11 avril cède définitivement une partie de l'Acadie à l'Angleterre qui l’avait en fait reprise par la force en 1710. L’île Royale (Cap-Breton), l'île Saint-Jean (île du Prince-Édouard) et les territoires correspondant aujourd’hui au Nouveau-Brunswick restent à la France. Les Acadiens en grande majorité demeurent sur leurs terres, donc sous le régime anglais.

Nouvelle-Ecosse et Acadiens

La France développe donc l'île Royale  et tente d'abord de 1713 à 1720 d'y attirer les Acadiens qui demeurent encore sur les zones cédées aux Anglais ; mais ils détiennent là des terres fertiles et sont évidemment déçus par la qualité de celles qui leur sont proposées. Peu après, les autorités françaises, qui anticipent un retour offensif en Nouvelle-Écosse, songent qu'il est préférable d'y maintenir les Acadiens.
Quant aux Anglais, alors peu intéressés  par la colonisation de la Nouvelle-Écosse, ils n'ont pas intérêt à laisser les Acadiens renforcer la présence française à l'Île Royale. Ils les dissuadent donc de partir en leur interdisant tout simplement de construire des bateaux ou de vendre leurs propriétés et leur bétail... La principale préoccupation anglaise est d'amener les Acadiens à prêter serment d'allégeance à la Couronne britannique. La question du serment va hanter les Acadiens pendant plusieurs années. Ils le refusent, tenant à conserver leur liberté de culte ; ils veulent aussi être exemptés du port d'armes en cas de conflit armé. Finalement en 1730, le gouverneur Philipps acceptera ces conditions et les Acadiens deviendront des sujets neutres. Pendant une trentaine d'années, la Nouvelle-Écosse connaît une paix relative et se développe.
La France immédiatement après 1713, commence la construction de la forteresse de Louisbourg.

  • 1714 : Crise de l'agriculture. La Colonie ne possède pas d'autre ressource que le produit de sa terre... Mais, tandis que les hommes préfèrent encore tenter leur chance avec la chasse et le commerce des peaux (Coureurs des bois), l'agriculture manque alors d'ouvriers agricoles et le prix du blé grimpe vertigineusement malgré les interventions de l'autorité.

  • En août, défilés d'habitants qui marchent sur Québec pour protester et "représenter leur misère". Manifestations de Québécoises contre le coût des marchandises...

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