Territoires esquissés... De 1600 à 1620 - La Fondation de Québec

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Territoires esquissés... De 1600 à 1620

Chronologie
Un poste de traite
  • 1600 : Le Français Pierre Chauvin, sieur de Tonnetuit est un Dieppois établi à Honfleur, l’un des plus gros armateurs de la place. Capitaine de deux compagnies de gens de pieds, puis maître de camp d’un régiment d’infanterie, il exerce les fonctions de Capitaine du roi dans la marine. On le dit "très expert et entendu en fait de navigation".

Tadoussac

A la demande de François Gravé, sieur du Pont dit Pontgravé [1], gentilhomme malouin fixé lui aussi à Honfleur, Pierre Chauvin obtient la mission de se rendre "au pays de Canada, côte de l’Acadie et autres de la Nouvelle-France" pour étudier ce qu’on peut y entreprendre. Il obtient aussi le privilège de la traite des fourrures. Fort de ce monopole accordé par Henri IV, il arme quatre de ses vaisseaux : le Don-de-Dieu, le Bon-Espoir, l'Espérance et le Saint-Jean, et part pour l'Amérique. Il établit son affaire à Tadoussac dans ce qu'on va appeler une habitation (cabane) construite au confluent du Saguenay et du Saint Laurent. L'hiver venu, 16 hommes restent sur place : cinq seulement survivront au premier hivernage…

En 1603, une succession difficile...
  • 1602 : Nouvelle installation de Chauvin à Tadoussac pour un séjour de 4 mois. Lors de son retour en Europe, alors que son voyage est sur le plan commercial un grand succès, il doit faire face à des accusations très graves pour avoir laissé ses hommes mourir de froid et de faim au cours de l'hiver 1600.


  • 1603 : Mort de Pierre Chauvin au début de l’année (février). Le monopole du commerce des fourrures au Canada passe à Aymar de Chaste, vice-amiral de France, ami du roi.

  • Invité par Aymar de Chaste, Samuel Champlain embarque pour un voyage de reconnaissance au Canada. François Gravé du Pont, de Saint-Malo, a été choisi comme capitaine. De Honfleur, ils partent le 15 mars 1603 à destination de Tadoussac sur le vaisseau Bonne-Renommée commandé par le capitaine Timothée. Deux autres navires font partie de l’expédition : La Françoise et le bateau du malouin Jean Sarcel de Prévert...


Le 24 (ou 26) mai 1603, alors que le navire de Prévert s’est probablement arrêté à Gaspé, la Bonne-Renommée accoste à Tadoussac, au confluent du Saint-Laurent et du Saguenay. L’expédition est admirablement reçue par le Chef Anadabidjon. Là, après de longues séances de négociations, Champlain et Pontgravé contractent une alliance avec les Montagnais, les Etchemins (Malécites) et les Algonquins.
Jusqu’à la fin octobre 1603, Champlain, Pont Gravé et leurs hommes, entreprennent une "enquête" sur la Nouvelle-France. Ils remontent le Saint Laurent dont les berges ont été abandonnées par les Iroquoiens. Champlain trace la carte des lieux visités, des rapides de Lachine (en amont du futur Montréal) à la péninsule acadienne (2) ; on étudie les endroits favorables à l'établissement d'un poste de traite. Champlain explore une partie du Saguenay, navigue sur le fleuve Saint Laurent. Il voit Stadaconé (ou Stadacona) le 22 juin et donne au site le nom de Kébec. Il reconnaît l'embouchure du Saint-Maurice qu'il appelle Trois-Rivières. Continuant vers l'Ouest, il s'arrête au Sault Saint-Louis. Les autochtones lui ont révélé l'existence de la baie d'Hudson et des Grands Lacs.


  • Retour en France en septembre (ou octobre) 1603. Dès leur arrivée en sol français, les expéditionnaires apprennent que leur commanditaire Aymar de Chastes, est mort à Dieppe le 16 juillet 1603...


Triste nouvelle ! D'autant que dès lors, le monopole des fourrures peut être accordé à quelqu'un d'autre ou pire, risque d’être aboli comme le réclament quelques commerçants et les villes portuaires ! Champlain qui est rentré accompagné des fils de deux chefs amérindiens, se presse donc d'aller porter son rapport au roi Henri IV. Apprécie-t-il le geste ? Toujours est-il qu'il envisage d’accorder le monopole à un autre entrepreneur qui aurait à fonder une société plus puissante que celle de de Chastes. Dans l'ombre cependant, le surintendant Sully refuse toute nouvelle entreprise vers le Canada, sous prétexte qu’elle dépeuplerait le royaume !


  • Le 8 novembre à Fontainebleau, une commission royale nomme Pierre Dugua, sieur de Mons Lieutenant général de Henri IV au Canada. Façon pour le Roi d'affirmer la souveraineté de la France sur un vaste territoire compris entre les 46e  et 40e parallèles.

  • Le 18 décembre,  Pierre Dugua de Mons reçoit ses Lettres patentes qui étendent la concession jusqu'au 52e parallèle et lui réserve l'exclusivité du commerce des fourrures avec les autochtones...

  • Champlain rédige son récit de voyage intitulé "Des sauvages".


  • 1604 Le monopole accordé à Pierre Dugua de Mons, huguenot et gouverneur de Pons en Saintonge, lui donne obligation de coloniser... Dugua de Mons fonde alors une Société, s’associe avec des marchands de Rouen et de La Rochelle et demande à Champlain de recruter des colons : artisans en mal d’aventure, soldats licenciés au lendemain des guerres civiles, mais aussi prêtres, pasteurs et gens de qualité comme le baron de Poutrincourt ou le sieur de Champdoré… qui sont volontaires avec un "ramassis de guenilleux et de forbans"


Cette année-là, deux ou trois navires quittent Le Havre le 7 mars : à bord, une soixantaine de personnes et de nombreux matériaux. Le projet d'une installation permanente n'est pas abandonné et l'on envisage de construire un établissement en Acadie... Il s’agit aussi de procéder à l’exploration de la côte atlantique canadienne,  l’Acadie, la baie Sainte-Marie où l’on va réussir à exploiter une mine d’argent et des mines de fer, la baie Française (aujourd'hui baie de Fundy), la rivière de l’Esquille, la baie de Passamaqueddy, le cap Code (autrefois Cap Blanc) au sud de Boston, l’île Sainte-Croix… Ce que confirment les lettres de mission dont Pierre Dugua est porteur et qui lui donnent obligation de "cultiver et faire habiter [ces terres] promptement, faire rechercher mines d’or et d’argent, bâtir des forts et convertir les sauvages". Une première installation est aménagée sur l'île de Sainte-Croix. Poutrincourt retourne en France livrer une première cargaison de fourrures et recruter du monde pour entreprendre la colonisation de l’Acadie.
Mais à Sainte-Croix, l'hiver est terrible : plus de la moitié de l'équipage, environ trente-cinq personnes, meurt en raison du froid intense ou du scorbut.


  • 1605 : Samuel Champlain reprend la mer avec l'intention d'atteindre la Floride. Cependant, dès le retour des vaisseaux avant l’hiver, on s'empresse de déménager l'installation de l’autre côté de la baie, dans un lieu plus clément que Champlain avait découvert lors de son premier voyage : Port-Royal (Nouvelle-Écosse). Champlain y fait construire un petit fort qu’il appelle l’Habitation (graphie de l'époque Abitation. En 1605, Louis Hébert, cousin de Poutrincourt, s’installe jusqu’en 1607. Il est apothicaire mais il est dit de lui qu'il "prend plaisir au labourage".

  • Cette fois-ci, l'hiver est moins rigoureux. Grâce aux autochtones qui chassent pour le compte de l’expédition, ses membres survivent presque tous.

  • "On dit" que c'est au cours de cet hiver-là que Champlain, Poutrincourt et Lescarbort créent l'Ordre du Bon Temps qui fera passer à tous d'excellents et inoubliables moments…


  • 1606

"Le 20 de février il vint un si grand coup de vent qu'il abattit une grande quantité d'arbres avec leurs racines et beaucoup qu'il brisa. C'était chose étrange à voir..." (Samuel Champlain)


  • Champlain, Poutrincourt et Hébert quittent Port-Royal pour explorer le littoral. Pendant leur absence, Marc Lescarbot, avocat parisien, dirige la colonie. Pour le retour des expéditionnaires, il fait construire un petit théâtre, le Théâtre de Neptune (3) : c’est le premier théâtre d’Amérique du Nord où l’œuvre théâtrale de Lescarbot contribuera à forger la culture acadienne.

  • Le premier Noir à voir son nom inscrit dans les annales du Québec, est l'interprète Mathieu da Costa qui accompagnait (probablement) Samuel Champlain lors de son premier voyage. Quittant La Rochelle le 13 mai 1606 à bord du Jonas pour l'Acadie, Mathieu da Costa, originaire des colonies portugaises, possédait une grande connaissance des langues autochtones ce qui laisse supposer qu'il avait déjà maintes fois foulé le sol canadien. Cette connaissance lui a permis de servir d'interprète auprès des Micmacs pour Champlain. 

  • En décembre 1606, une centaine de colons anglais sous le commandement du capitaine John Smith fondent Jamestown dans la baie de Chesapeake.


  • 1607 : 17 juillet - Sous la pression d'un lobby de marchands français et hollandais soutenu par Sully, le privilège de Pierre Dugua de Monts est révoqué. Privé de ressources financières, Dugua de Mons en est réduit à dissoudre sa compagnie...

  • Le 11 août, on décide d’abandonner Port-Royal, laissant le fort à la garde du chef Micmac Membertou. On n’y reviendra qu’en 1610...

  • Dans la même période, une cinquantaine de colons anglais descend la rivière Kennebec en Acadie et s’installe pour y passer l’hiver.


  • 1608 : La Commission royale du 7 janvier rétablit pour un an le monopole des fourrures au profit de Pierre Dugua de Mons. S'estimant trop âgé pour une nouvelle traversée, le Lieutenant général choisit pour le représenter le jeune Champlain, de retour d'un voyage de 4 années passées au Canada, dans la baie de Passamaqueddy…

  • Dugua de Mons fonde une nouvelle société marchande avec Lucas Le Gendre et Pierre Collier de Rouen... A l'instigation de Champlain, il est décidé de s'établir sur les rives du Saint-Laurent.

  • Au printemps 1608, une nouvelle expédition part avec trois navires : l'un destiné à la traite annuelle à Port-Royal appareille le 5 avril et les deux autres, dont celui de Champlain chargé de matériaux de construction pour la fondation d’un nouvel établissement, quittent Honfleur le 13 avril.


On fait escale à Tadoussac le 3 juin d’où Champlain repart, remontant le Saint-Laurent vers le confluent de la rivière Saint-Charles. Il y arrive le 3 juillet 1608 : magnifique lieu au pied des Laurentides, l’une des plus anciennes chaînes montagneuses de la planète. Ce site réunit de nombreux avantages : facile à défendre, propice à un contrôle douanier, et bon point de départ pour l'exploration de l'Ouest. Du temps de Jacques Cartier, les Iroquois appelaient cet endroit Stadaconé : l’endroit où la rivière est étroite… Plus tard, l’influence du peuple Micmac transforme le nom en Gépèg, qui a le même sens… Champlain l’adopte et traduit par une de ses prononciations possibles : Québec.
Samuel Champlain préconise qu'un poste soit établi à Québec plutôt qu'en Acadie. Les travaux de construction d'une maison commune, "L'Abitation", et d'un entrepôt, le Magasin, sont lancés au début de juillet 1608. C'est l'amorce de l'établissement permanent des Français dans la vallée du Saint-Laurent où la population autochtone est relativement clairsemée. 
Aussitôt débarqué, Champlain assigne des tâches aux membres de l'expédition. Les uns doivent abattre des arbres, d'autres creuser des fossés et un dernier groupe est chargé de s’approvisionner à Tadoussac. Grâce au talent d'organisateur de Champlain, le poste de Québec est édifié en moins d'une semaine. Tenant du château médiéval, c'est à la fois une habitation, un poste de traite, un fort et un entrepôt qui abrite alors 28 personnes. 
On sème du blé le 1er octobre, du seigle le 15 et le 24 on plante des vignes…


  • Samuel Champlain fonde ainsi Québec en 1608 en compagnie de 27 hommes, et assure la première phase de son développement jusqu'au 14 septembre 1629.


Peu de temps après l'édification du Poste, il y eut quelques tentatives d'assassinat dont la plus spectaculaire fut sans aucun doute celle ourdie par un certain Jean Duval , serrurier de son état, et quelques autres. On peut toujours méditer sur le cours fragile de l'histoire : si l'obscur Antoine Natel, serrurier lui aussi n'avait pas dénoncé son compère aurpès du capitaine Testu, Samuel Champlain serait passé de vie à trépas en ce beau mois de juillet 1608, le poste de traite aurait été vendu aux Basques et aux Espagnols comme Duval en faisait le sinistre projet et Québec n'aurait pas été Québec !! Duval fut arrêté et pendu pour haute trahison. On dit qu’à titre d’exemple sa tête fut embrochée sur un piquet fiché au plus haut point du poste…


  • 1609 : En février, Québec accueille des indiens mourant de faim.

  • Samuel Champlain voyage sur le Saint-Laurent, défriche à Hochelaga la Pointe-à-Callières, navigue sur la rivière Richelieu et donne son nom à l'immense plan d'eau où il arrive : le lac Champlain.

  • Associé aux hurons, les Français livrent bataille aux Iroquois… Petite bataille mais lourdes conséquences pour l'avenir.

  • 13 octobre : Champlain regagne la France où la guerre avec les États autrichiens est imminente. Par ailleurs, le monopole de la Compagnie de de Monts n’est pas renouvelé : désormais le commerce est libre au Canada comme le souhaitaient les Bretons, les Basques, les Normands, les Malouins et les Rochelais.

  • Des marchands de Hollande dépêchent l'Anglais Henry Hudson en Amérique du Nord où il découvre le fleuve qui portera son nom.


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De 1610 à 1643 : règne de Louis XIII

A la suite de l'assassinat d'Henri IV par Ravaillac, c'est donc Louis XIII qui monte sur le trône...

  • 1610 : Une colonie anglaise financée par la "London and Bristol Company" s'installe au Sud-est de l’île de Terre-Neuve.

  • Le 7 mars, le mauvais temps interdit à Champlain d'appareiller pour une nouvelle traversée. Il embarque donc un mois plus tard, le 8 avril 1610 [5] pour le Canada. Il arrive à Tadoussac le 26 et prend immédiatement la direction de Québec.

  • Poutrincourt obtient du roi l’autorisation de revenir en Acadie, à Port-Royal, pour relancer son projet de colonisation. Il y encourage ses hommes à diversifier leurs activités plutôt que de se consacrer uniquement à la traite des fourrures.

  • A la fin de l'été, Champlain retourne en France et parvient à Honfleur le 27.

  • Le 13 décembre il épouse Hélène Boullé. Elle a 12 ans, il en a 40 ; elle apporte une dot de 4500 livres...

  • Louis Hébert participe encore à différents voyages, notamment avec Poutrincourt…


  • 1611 : Nouveau voyage pour Champlain avec Pontgravé : départ de Honfleur le 1er mars, arrivée à Tadoussac le 13 mai et à Québec le 21.


Longue traversée, conditions de navigations exécrables : des vents contraires déroutent d'abord le navire au sud puis tempêtes et coups de vent se multiplient, chargés de pluie ou de neige, contraignant parfois les navigateurs à trouver refuge à l'abri des icebergs ! De nombreux bancs de glace et des brumes tenaces rendent la route périlleuse... C'est l'une des plus longues traversées de Champlain : 74 jours !


  • Nouvelles expéditions sur le fleuve où notamment il baptise "Place-Royale" le site de Hochelaga découvert par Cartier en 1535. Ce lieu deviendra Montréal. Il songe dès cette année-là à y établir une ville. Mais l’éloignement de Québec et la difficulté du parcours par le fleuve finit par l’en dissuader.

  • Champlain retourne en France (La Rochelle) le 11 septembre. Il y reste 18 mois.


  • 1613 : Séjour de Champlain au Canada : départ de Honfleur le 6 mars, retour à Saint-Malo le 28 août.

  • Sur les traces de Henry Hudson, le Hollandais Adrien Block hiverne sur une île qui reçoit le nom de Manhatte. Le fortin qu'il y construit reçoit le nom de Nouvelle-Amsterdam. Le territoire compris entre la rivière Hudson et le Delaware sera connu sous les noms de Nouvelle Belgique et Nouveaux Pays-Bas. La ville de New York s’élèvera plus tard sur l’île de Manhatte.


  • 1615 : Nouveau départ de Champlain de Honfleur sur le Saint Etienne le 24 avril en compagnie de 4 évangélistes. A Québec on construit un couvent sous la surveillance de Pacifique Duplessis et Denis Jamay.

  • Le 9 juillet - Samuel de Champlain part vers le Lac Huron. Il combat les Iroquois. Blessé, il hiverne chez les hurons où il étudie leurs mœurs…

  • A noter que lorsque Champlain explore cette région (les Grands Lacs), il est le premier Européen à y mettre les pieds. Mais il y a déjà près d’un siècle que les marchandises européennes y circulent. Les Amérindiens ont donc entendu parler des Européens avant de les voir…


  • 1616 : Retour de Champlain à Québec où la population est alors forte de 52 habitants… Il repart pour l'Europe le 3 août.


  • 1617 : Le 11 mars - L'apothicaire et laboureur Louis Hébert embarque en compagnie de Champlain avec sa famille après avoir vendu sa maison à Paris. Il est accompagné de sa femme, de son fils, de ses deux filles et de son beau-frère. L'arrivée de cette famille jette les bases de la colonie française en Nouvelle-France.

  • Pour certains chroniqueurs, Abraham Martin arrive à Québec par ce même bateau... Pour d'autres, ce n'est qu'en 1620.

  • Samuel Champlain repart en juillet.


  • 1618 : Le Cherbourgeois Jean Nicollet arrive à Tadoussac en juin. Remonte le Saint Laurent et s’installe sur l’île des Allumettes où il séjournera 2 ans.


Avant d’entreprendre son neuvième séjour en Nouvelle-France, Champlain adresse un mémoire au roi et à la Chambre du Commerce présentant un programme de colonisation commerciale. C’est le projet d’un visionnaire mais aussi d’un administrateur rigoureux, qui lui vaut une recommandation auprès du roi pour qu’il conserve le monopole du commerce des pelleteries. Une condition est posée : qu’il installe en Nouvelle-France 300 familles par an et qu'il y fasse venir 300 soldats... Départ pour Québec...
Retour à Honfleur le 28 août. Champlain s’occupe en France de sa compagnie d'où ses actionnaires veulent le chasser ! Il finit par les convaincre de n'en rien faire et les persuade d’envoyer l’année suivante 80 personnes au Canada : des religieux, des commis, des officiers, des artisans, des laboureurs… et du matériel en abondance.


  • 1619 : Champlain est nommé Lieutenant Gouverneur de la colonie.


  • 1620 : Champlain embarque à Honfleur le 8 mai avec sa jeune femme Hélène. Il a le soutien de Condé, Louis XIII lui renouvelle sa confiance. Et Québec compte 60 habitants...

  • De cette période jusqu’à 1665, Québec connaît une succession d’ouvrages militaires qui prennent la relève de l’Habitation  d'origine : le fort Saint-Louis sur la crête en 1620, la deuxième habitation de Champlain flanquée de tourelles en 1623, quelques batteries, des monastères et des églises…


Suite de la chronologie...>

[1] Patronyme qui se décline à l'envie dans les chroniques historiques en : François Gravé sieur du Pont, Dupont-Gravé ou Pont-Gravé…
[2] Champlain emploi le mot Arcadie. Il écrira plus tard (1613) : Accadie…
[3
] Pourrait être également le nom du spectacle qu’il y présente…
[4
] Sur une plaque commémorative à Honfleur on indique le 18 avril… Si la date d’arrivée à Tadoussac est exacte, le 26 avril, cette date de départ est douteuse. Le 8 avril est plus probable…

 
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