Voyages et découvertes, la tentation d'une installation permanente au Canada - La Fondation de Québec

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Voyages et découvertes, la tentation d'une installation permanente au Canada

Chronologie
Au temps des Vikings... Autour de l'an 1000


  • Un certain Thorvald Asvaldsson, banni de Norvège s'installe en Islande...Son fils Erik, connu sous le nom de Erik le Rouge, est à son tour jugé pour meurtre et chassé des terres d'Islande.


  • Parti à l'aventure, il découvre le Groenland qu'il commencera à coloniser quelques années plus tard...


  • Leif Erikson, fils de Erik le Rouge, conduit ses hommes à Terre-Neuve et probablement jusque sur les rives nord du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent... Il y aurait tenté l’évangélisation des "Esquimaux".


  • C'est à l’Anse aux Meadows (l'Anse aux Méduses) au nord de la province Terre-Neuve-et-Labrador que l'on a mis à jour en 1960 les vestiges d'un établissement composé d'une dizaine de maisons où devaient vivre 150 hommes et femmes... L'explorateur norvégien Helge Ingstad et son épouse Anne Stine Ingstad, archéologue, sont à l'origine de ces découvertes.

Navigation Viking

Les Vikings sont les premiers navigateurs à mettre au point vers l’an 700, un système de gouvernail qui rend possible et plus sûre - ou moins hasardeuse - la navigation en pleine mer. Ce sont les vestiges d’une embarcation retrouvée dans l’ouest de la Norvège à Alesund (1), qui témoignent de ce progrès : on y voit un embryon de quille et l’appareillage d’un gouvernail fixé sur le côté. Dispositif qui augmente la stabilité du bateau, limite la dérive et permet de maintenir plus sûrement un cap défini. Jusqu’alors, et depuis les phéniciens qui dirigaient leurs bâtiments à l’aide d’une paire de rames larges assujetties à l’arrière, on pratiquait le cabotage par prudence autant que par nécessité et, en l’absence de vent favorable, on ramait ! Il faut attendre le XIIe siècle pour voir apparaître en Perse des gouvernails montés sur charnières sous la poupe du navire. Une invention qui change le cours des choses puisqu’elle permet de construire des navires à 2 ou 3 mâts, de naviguer loin des côtes et de choisir son cap même par vent contraire.

Drakkar
Navire viking et son gouvernail...
Partage de l'Amérique


  • 1491 : Naissance de Jacques Cartier à Saint-Malo.


  • 1492 : Découverte de l’Amérique par Christophe Colomb qui aborde en fait les Bahamas d'aujourd’hui : les îles Lucayes.


  • 1494 : Traité de Tordesillas. L’Espagne et le Portugal règnent sur le nouveau monde qu’ils se partagent. Partage effectif et géométrique s'il en est, après le traité de Tordesillas, lorsque qu’on trace une ligne perpendiculaire à l’équateur, 2000 kilomètres à l’ouest des Açores : c’est la Raya !

La Raya

On décide ainsi, par un simple trait de plume, de l’avenir maritime des deux pays dont la concurrence ne va pas sans mal. On décide aussi de l’avenir culturel de ces contrées : tout ce qui est à l’ouest de la Raya revient aux Espagnols, tout ce qui est à l’est appartient désormais aux Portugais... Et tout le nord reste ouvert à la rivalité des Français, des Anglais, des Hollandais…

1498 : Louis XII règne jusqu'en 1515


  • 1496-1497 : Découverte du Canada, attribuée à Giovanni Caboto dit Jean Cabot, Vénitien qui navigue en compagnie de son fils Sébastien pour le compte du roi d’Angleterre Henri VII, et sous le règne en France de Charles VIII… Ensemble, ils découvrent Terre-Neuve (qu’ils nomment Terra de Bacalâo - Terre de la morue, en portugais) le golfe du Saint-Laurent puis explorent sans trop s’y aventurer, les côtes de l’Amérique de l'Est, dont les terres qui deviendront la Nouvelle-Angleterre...


  • 1504 : Un certain Bergeron, de Honfleur, serait allé cette année-là pêcher à Terre-Neuve…Les Basques, les Bretons et les Normands fréquentent régulièrement les Grands Bancs depuis la fin du XVe siècle. Ils sont à l'origine de la fondation de Plaisance (Placentia), havre que fréquenteront les pêcheurs français.


  • 1506 : Jean Denis, de Honfleur et le pilote Gamart de Rouen accostent Terre-Neuve et pénètrent dans le golfe du Saint-Laurent.


  • 1508 : Thomas Aubert, capitaine de "La Pensée" transporte quelques expéditionnaires normands vers Terre-Neuve et les rives de l’estuaire du Saint-Laurent. Voyage-t-il avec les frères Verrazano ? Ce n'est pas impossible : son navire est armé par Jean Ango (le père) comme ceux de Giovanni 14 ans plus tard...


* En 1510, une ordonnace royale précise que les dépositions de justice doivent être rédigées "en vulgaire et langage du pays".

  • 1514 : Des documents datés de 1534 retrouvés aux archives de l’abbaye de Beauport en Bretagne (près de Paimpol), attestent d’une présence régulière de pêcheurs français à Terre-Neuve : il s’agit de lettres écrites par des moines qui réclament leur dîme sur les morues pêchées à Terre-Neuve.

1515 : règne de François 1er jusqu'en 1547
  • Lorsqu’en 1515 François 1er succède à Louis XII sur le trône de France, le contexte politique et militaire n’est pas brillant. Et cette situation ne s’améliorera pas beaucoup pendant plusieurs années. Opposition à Charles-Quint, conflit avec les Espagnols, guerre avec les Italiens. Mais le XVIe siècle marque, en France comme ailleurs, une réelle rupture par rapport au Moyen Age.

Renouveau économique, nouvelles explorations au Canada

Depuis la découverte de l’Amérique par Colomb en 1492 et celle d’une nouvelle route vers l’Asie par Vasco de Gama qui passe le Cap de Bonne Espérance et rejoint Calicut [2] en 1498, l’exploration et l’exploitation du nouveau monde au profit des Espagnols et des Portugais modifient profondément l’organisation socio-économique de l’Europe. Le commerce de produits inconnus jusqu'alors et l’introduction de métaux précieux donnent à l’économie une nouvelle impulsion. La bourgeoisie s’enrichit. Elle apporte un soutien financier au pouvoir royal qui se renforce, préfigurant ce que sera un jour l’absolutisme de Louis XIV.
François 1er reçoit avec intérêt les projets de nouvelles explorations et de colonisation. Il entend ainsi étendre son influence, ouvrir de nouveaux marchés et faciliter le commerce si d’aventure on découvrait enfin une route maritime vers les Indes, vers la Chine ! L'Amérique du Nord ne recèlerait-elle pas les mêmes richesses que l'Amérique du Sud ? Ces idées enthousiasment les marchands de Dieppe, Saint-Malo, La Rochelle, Nantes... Des bourgeois commerçants qui vont désormais soutenir leur souverain et financer pour lui de nouvelles expéditions...

Verrazano, Cartier, Roberval et les autres...
  • 1524 : Explorations de Giovanni da Verrazano, navigateur florentin au service de l’armateur dieppois Jean Ango. Quatre vaisseaux lui sont confiés et François 1er  le charge de découvrir à travers l'Amérique du Nord, un passage vers la Chine. Il fait route au Sud, traverse après une escale à Madère, aborde la Caroline du Nord. Remontant vers le Nord, il longe des terres inconnues, et au cours d'un périple assez confus, découvre les côtes du Labrador, poursuit ses explorations vers Terre-Neuve, le golfe du Saint Laurent... Et visite rapidement un territoire "[…] que nous nommâmes Arcadie, en raison de la beauté de ses arbres " note-t-il pour le roi de France.

Un nom pour l'Acadie...

Voilà donc l’Acadie nommée, pour la première fois ! On raconte à ce propos que Verrazano aurait pu être inspiré par des mots amérindiens : quoddy, au sens de terre fertile dans la langue malécite, et algatig (lieu de campement) pour les Micmacs. Certes... Mais ce serait faire peu de cas de l’oreille de cet Italien instruit de la Renaissance pour qui les références à la culture et à la mythologie grecques étaient naturelles. Verrazano fait donc allusion à l’Arcadie de la Grèce antique, à ce pays du bonheur et de la sérénité peuplé par les dieux et des nymphes chanté par Ovide : "Avant la naissance de Jupiter, les Arcadiens dit-on, possédaient la terre et cette nation exista avant la lune " (3). Rejeton de Callisto, fille du roi Lycaon, Arcas laissa son nom à la région...
Notons en passant que Lycaon, l’impie, douta de la divinité de Zeus, refusant en quelque sorte de lui faire allégeance (4). Ce qui lui valut bien des ennuis...

  • Verrazano rentre à Dieppe le 8 juillet 1524. Il meurt en 1528 au Brésil.


  • 1532 : Extermination des Incas du Pérou par Francisco Pizzaro.


  • 1533, François 1er et Philippe de Brion-Chabot, amiral de France, chargent le malouin Jacques Cartier, chaleureusement recommandé par un ancien abbé du Mont Saint-Michel, de reprendre les recherches de Verrazano.


  • 1534 : Parti de Saint-Malo, Jacques Cartier découvre en juin la partie nord de l’île de Terre-Neuve, le golfe du Saint-Laurent et ses différentes îles. C'est son premier voyage Il débarque à Gaspé, puis rentre à Saint-Malo pour organiser un second voyage. C’est lui qui donne à ces terres nouvelles le nom de Canada, de kanata qui signifie "lieu habité".

  • En France, sous le pseudonyme d'Alcofribas Nasier, Rabelais écrit Gargantua.


  • 1535 : le 16 mai, nouveau départ de Cartier. Il aborde le golfe du Saint-Laurent, remonte le fleuve, laisse des hommes à Cabirecoubat. Soixante lieues plus loin il atteint Hochelaga, petit village Huron bâti sur une île du fleuve où s’élève une imposante colline : c’est là que plus tard s’édifiera Montréal. Cartier retourne en Arcadie où il hiverne avant de revenir en France au printemps suivant. Mais il aura perdu beaucoup d’hommes à cause du froid et du scorbut. A son retour, il affirme dans ses relations avoir découvert une rivière d’au moins 800 lieues qui pourrait bien mener jusqu’en Chine...

Les autochtones victimes des microbes européens

Avant l'arrivée des premiers explorateurs français, le territoire correspondant aujourd'hui à l'emplacement de Québec, est occupé par des populations amérindiennes diverses : Iroquois, Algonquins, Montagnais... A l’époque où les Iroquoiens rencontrés par Cartier vivent encore sur les berges du fleuve, la toponymie de la région est iroquoise : le site du futur Québec s’appelle Stadaconé. Mais la population Iroquoise se retire peu à peu : nomadisme et probablement début de la mondialisation microbienne…


  • 1539 : En France, mort de Donnaconna, chef de Stadaconé que Cartier avait "invité" à faire avec lui le voyage de retour...


* En 1539, le 15 août, François 1er signe l'Ordonnance de Villiers-Cotterêt. Les textes officiels seront désormais rédigés en français (de préférence au latin) :

"... nous voulons que doresnavant tous arrestz ensemble toutes autres procedures soient de noz courz souveraines ou aultres subalternes & inferieures, soient de registres, enquestes, contractz, commissions, sentences, testamens et aultres quelzconques actes & exploictz de justice, ou qui en dependent, soient prononcez, enregistrez & delivrez aux parties en langage maternel françois et non autrement."


  • 1541 : le 15 janvier, signature d'une commission royale par François 1er qui marque le début de la colonisation française au Canada. Jean-François de La Rocque de Roberval de Valois est nommé au poste de Lieutenant-général. Roberval (né à Carcassonne en 1500 et mort à Paris en 1561) va se rendre à Terre-Neuve où il rencontre Cartier… Il débarque ensuite sur l'île Sainte-Croix et tente un début de colonisation. L’aventure tourne court : l’hostilité des autochtones, le froid et la maladie contraignent Roberval et ses hommes à rentrer en France dès l’année suivante.

Charlesbourg-Royal : préfiguration de Québec ?

La tentative de l'île Sainte-Croix - située dans la baie de Passamaquoddy au Nouveau-Brunswick - n'est pas la seule expérience d'installation de Roberval. Il y a en effet cette première petite colonie française de Charlesbourg-Royal dont on a longtemps cherché l'emplacement exact. Ce n'est que depuis 2005, après la découverte de fragments de poteries, qu'on la situe avec plus de certitude sur un promontoire de Cap-Rouge, dans les faubourgs de Québec, et donc bien loin de Sainte-Croix. Roberval l'avait appelée France-Roy...
Les vestiges mis à jour laissent apparaître que cette minuscule colonie ne fut peut-être pas un échec total : il y avait des ressources, une bonne entente avec les autochtones, la possibilité d'un commerce et l'on y trouva même grâce au secours des "sauvages" une potion pour lutter contre le "mal de terre", le scorbut. Reste que le caractère de Roberval et quelques lourds conflits d'intérêt entre lui et Cartier ont fini par mettre un terme à l'aventure...


  • 1542 : Cartier revient de l’un de ses voyages avec ses fameux diamants et son or qui ne sont que du quartz et de la pyrite de fer... D'où l'expression : "Aussi vrai que diamants en Canada "


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1547 : Henri II règne jusqu'en 1559
  • 1557 : Mort à Saint-Malo de Jacques Cartier.

  • Naissance de Jean de Biencourt de Poutrincourt, baron de Saint-Just.

1559  : court règne de François II. Charles IX  lui succède en 1560 jusqu'en 1574
  • 1570 : Fondation de la Confédération des Cinq Nations iroquoises.

  • 1572 : La Nouvelle-France embrasse les terres les plus variées : le Canada au-dessus du Saguenay, Hochelaga (Montréal), la Mosacosa, Avacal, la Norambègue (Maine et Nouveau-Brunswick), l’Apalachen (Virginie), la Terra Corterealis (Labrador) et la Floride.

1574 : règne de Henri III jusqu'en 1589

Fils de Henri II et de Catherine de Médicis, Henri III succède à son frère Charles IX...

Henri III

... Au cours de son règne, il ne réussit guère à réaliser l’unité qui aurait pu contribuer à résoudre les conflits de religion. Il provoque même indirectement une recrudescence de la lutte contre les Huguenots en signant une paix qui attise les rivalités et favorise la création de la Ligue dont le duc de Guise est le chef de file. L’assassinat du duc ne résout en rien les problèmes de succession qui surgissent à la mort du duc d’Alençon, frère de Henri III... Le roi meurt en 1589, assassiné par le moine Clément, un fidèle de la Ligue.


  • 1575 : Naissance de Samuel Champlain à Brouage, en Saintonge

  • Le 31 mai, la première pièce d’argent appelée "Franc" est frappée à Paris. Sa valeur est de 20 sous.


  • 1581 : Association de plusieurs marchands de Saint-Malo, de Rouen et de Dieppe : ils montent quelques expéditions vers le Canada afin d’en ramener des fourrures. Parmi eux, Etienne Bellenger de Rouen, revient d’une expédition en 1583 dont il rapporte quantité de fourrures... Le bénéfice qu’il fait de ses ventes est extrêmement important : on parlerait aujourd’hui de "marges" de 1000% ! Les armateurs de Saint-Malo réalisent de tels profits qu’ils doublent le nombre de leurs navires...

Premières compagnies privées au Canada

C’est ainsi que naissent les premières compagnies privées si florissantes au siècle suivant et dont Henri IV, le premier, va bientôt se servir pour pallier le manque de fonds du royaume : en échange d’une exclusivité commerciale, ces groupes reçoivent la charge de la colonisation et exercent un pouvoir total sur leurs territoires. Cette autorité est aux mains d’un "lieutenant" tel que le fut Champlain... Mais ce système a ses faiblesses. Plus intéressées par un gain immédiat que par le développement à long terme de la colonie, les compagnies françaises qui vont se succéder au Canada ne réaliseront jamais les objectifs fixés par le Royaume. C’est Louis XIV qui mettra fin au système en organisant la colonie comme une province, avec toutes les institutions permettant de l’administrer comme une province française.

  • 1583 : Conformément à la mission qui lui a été confiée par la reine Élisabeth d'Angleterre en 1578, sir Humphrey Gilbert entreprend d'occuper les terres n'ayant pas encore été conquises par l'Espagne, le Portugal ou la France. Il prend possession de Terre-Neuve et d'un vaste territoire situé au nord et au sud de l'île.

  • C'est Jean Cabot qui établit pour les Anglais un poste de pêche à Saint-Jean de Terre-Neuve

1589 : Henri IV règne jusqu'en 1610
  • Henri IV s'installe au pourvoir avec d'autres objectifs que la colonisation de l'Amérique du nord...

Vers une économie libérale ?

Henri IV a bien d’autres préoccupations que le développement d’une colonie en Amérique du nord rêvée 55 ans plus tôt par François 1er : confrontation avec le duc de Mayenne, guerres de religion, guerre avec l’Espagne... L’autorité royale est chancelante, la paix incertaine et les caisses sont vides !
Quelques succès militaires à Arques, à Ivry, son abjuration spectaculaire et la solution de l’Edit de Nantes vont cependant le réconcilier avec le pays. Une fois signée la paix de Vervins avec les Espagnol, et dans un contexte européen beaucoup plus serein, Henri IV organise avec Sully le redressement économique du royaume : agriculture, industrie, commerce bien sûr. L’Europe est en pleine expansion : le commerce trouve de nouveaux débouchés. Outre-mer, dans l’exploration et l’exploitation de nouvelles terres, les Espagnols, les Portugais et les Hollandais ont depuis longtemps établi une avance confortable... Avance qu’il serait peut-être temps de réduire. Henri IV développe alors une forme d’économie libérale qui tend à faire financer par les riches marchands les opérations et les expéditions les plus coûteuses. Les compagnies prennent de l’importance : ce sont elles qui désormais auront la charge de rentabiliser et de peupler les nouveaux territoires. Voilà donc confirmé le système de privatisation...

  • 1595 : Vers l’âge de 20 ans, Samuel Champlain s’enrôle dans l'armée où il est fourrier puis auxiliaire au maréchal des logis, officier de cantonnement. Durant cinq ans, Champlain sert régulièrement en Bretagne…En 1597 il sera Enseigne (ou capitaine) d’une Compagnie en garnison en Bretagne, à Blavet. Il termine la guerre avec la charge pleine de Maréchal des Logis.


  • 1598 : Henri IV, roi de France, nomme Troïlus de Mesgouez, marquis de la Roche en Saint-Thois, comte de Kermoillec et vice-roi de Terre-Neuve depuis 1578, Lieutenant général des pays de Canada, Terre-Neuve, Labrador et Norembègue. Il lui accorde le monopole du commerce des fourrures.

L'Ile de Sable

Au printemps 1598 à Honfleur, Troïlus de Mesgouez embarque à bord de La Françoise . Il fait route vers la Nouvelle-France escorté par La Catherine. Ses compagnons de voyage, une quarantaine d'hommes, sortent pour la plupart des prisons rouennaises. On les débarque sur l’Île de Sable, au large de la Nouvelle-Écosse actuelle où l’on construit à la hâte un magasin et des habitations. Quelques dizaines d’autres colons y seront transportées au cours des années suivantes.  La position géographique de cette île sans ressources, à plus de 150 kilomètres des côtes, laisse songeur...
Cette expérience peu glorieuse qui se termine en 1603 par le rapatriement d'une douzaine de malheureux survivants, constitue la deuxième tentative de colonisation de la Nouvelle-France. Aujourd'hui inhabitée, l'Île de Sable abrite des colonies d'oiseaux et des hardes de chevaux sauvages.


  • 1598-1599 : Champlain navigue en compagnie de son oncle Guillaume Hellaine (ou Allene, dit le Capitaine provençal). L'oncle dont on ne sait pas grand chose meurt le 3 février 1599 lui laissant une fortine conséquente. C’est à cette époque que Champlain aurait pu participer à une campagne aux Antilles...

  • Un peu plus tard, Champlain occupe un poste d'observation à la cour du roi Henri IV, d'où il remarque le peu d'effort dispensé par le monarque pour entretenir ses territoires d'outre-mer. Aussi, hanté par les mystérieux cours d'eau qui se déversent sur la côte Est, Champlain rêve d'en trouver la source un jour et même... de découvrir enfin une route vers la Chine !


Suite de la chronologie...

[1] Ville portuaire de l’Ouest de la Norvège.
[2] Aujourd’hui Kozhikode, Inde. Port d’où l’on importait du coton et le calicot.
[3] Ovide, Les Fastes II
[4] Les Acadiens de la Nouvelle France qui bien plus tard refusent de prêter serment à la Couronne britannique connaissent un sort aussi peu enviable...

 
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